- 14 cm et 16 à 22 g. Plastron orange de la face à la poitrine, identique chez le mâle et la femelle.
- Le jeune est brun moucheté, sans aucun orange, jusqu'à la mue de fin d'été.
- Mangeoire : vers de farine, graisse émiettée, flocons d'avoine, raisins secs, sur un plateau bas ou au sol.
- Nichoir : boîte semi-ouverte à 1 ou 2 m, cachée dans une haie dense ou du lierre.
- Il défend un territoire en hiver aussi : un rouge-gorge à la fois sur chaque secteur.
- Taille
- Environ 14 cm de long, envergure de 20 à 22 cm
- Poids
- 16 à 22 g
- Présence en France
- Sédentaire dans une grande partie du pays, migrateur partiel : des oiseaux du nord de l'Europe viennent hiverner
- Régime
- Insectes, vers et araignées dans l'année, baies et petits fruits en automne et en hiver
- Aliments en mangeoire
- Vers de farine, graisse émiettée, flocons d'avoine, raisins secs, tournesol décortiqué, pomme coupée
- Nichoir
- Boîte semi-ouverte, posée à 1 à 2 m, cachée dans une haie dense ou du lierre
- Statut de protection
- Espèce d'oiseau sauvage protégée en France
- Longévité
- 2 à 4 ans en moyenne dans la nature, record d'environ 19 ans (voir la durée de vie du rouge-gorge)
Reconnaître le rouge-gorge familier
Le repère unique est le plastron orange vif, qui couvre le front, la face et la poitrine, avec un liseré gris sur les côtés. Le dos est brun olive, le ventre blanchâtre, l'œil grand et noir, les pattes fines. Il se tient droit, queue relevée, et sautille plus qu'il ne marche.
| Oiseau | Poitrine | Autre repère |
|---|---|---|
| Adulte, mâle ou femelle | Plastron orange vif bordé de gris | Dos brun olive, ventre blanchâtre |
| Jeune de l'année | Aucun orange, plumage moucheté de roux et de brun clair | Gros yeux noirs, aspect rondouillard |
| Rougequeue noir (confusion) | Gris sombre, sans orange | Queue rousse qui vibre en permanence |
Un rouge-gorge femelle porte le même plastron que le mâle : aucune différence visible. Le jeune garde son plumage moucheté jusqu'à la mue de fin d'été, ce qui le fait prendre pour un autre oiseau.
Que mange le rouge-gorge au jardin
C'est avant tout un chasseur au sol. Il retourne les feuilles mortes, suit le jardinier qui bêche et happe vers, larves, araignées et petits coléoptères. Quand les insectes se raréfient, il passe aux baies et aux petits fruits.
À la mangeoire
- Vers de farine, vivants ou séchés : très appréciés en hiver.
- Graisse émiettée ou boules de graisse, sans filet plastique.
- Flocons d'avoine, raisins secs, morceaux de pomme.
- Tournesol décortiqué : son bec fin ouvre mal les graines à écale épaisse.
Il se sert plus volontiers sur un plateau bas ou au sol, près d'un buisson, que sur une mangeoire suspendue occupée par les mésanges.
Pain trempé, fromage, charcuterie, lait, restes cuisinés : sel et graisses cuites ne conviennent pas à un oiseau de 20 g.
Nichoir pour rouge-gorge : la boîte semi-ouverte
Le rouge-gorge niche à demi caché : creux de talus, tas de bois, lierre, vieux pot, cabane de jardin. Le trou rond d'un nichoir de mésange ne lui convient pas. Il lui faut une boîte semi-ouverte, au devant largement dégagé.
- Pose à 1 ou 2 m, cachée dans une haie dense ou sous le lierre.
- Face ouverte à l'abri de la pluie et des vents dominants.
- Emplacement dans un massif épineux : à cette hauteur, un chat atteint la boîte facilement.
- Pose de l'automne à fin février, nettoyage en septembre-octobre.
Une boîte posée en avril ou en mai peut être repérée pour l'année suivante. Le calendrier complet est dans quand installer un nichoir.
De la coupe de mousse à l'envol
- Nid : coupe de mousse, de feuilles mortes et de crins, bâtie par la femelle au sol ou dans une cavité.
- Ponte : 4 à 7 œufs blancs tachetés de roux.
- Incubation : environ 2 semaines, assurée par la femelle.
- Au nid : 12 à 15 jours seulement.
- Couvées : deux possibles dans l'année.
Les jeunes quittent le nid avant de bien voler et se cachent au sol, tachetés et silencieux. Les parents les nourrissent à proximité : mieux vaut ne pas les ramasser, voir bébé oiseau tombé du nid.
Rouge-gorge : chant, territoire et symbole
Presque toute l'année, y compris en hiver, chaque oiseau défend un territoire, et les deux sexes chantent pour le marquer. D'où ces phrases perlées et aiguës entendues au crépuscule de décembre, parfois près d'un lampadaire, même la nuit.
- En automne et en hiver, chacun vit seul sur son secteur : pas de groupes à la mangeoire.
Sa poitrine orange et sa présence près des maisons en hiver en ont fait un symbole de Noël, surtout dans le monde anglo-saxon, où il orne les cartes de vœux.
Accueillir ce petit chanteur sans le déranger
- Garder du lierre, une haie dense et un coin de feuilles mortes : la litière abrite les insectes qu'il cherche.
- Se passer d'insecticides et de granulés antilimaces, qui réduisent ses proies.
- Laisser une eau propre, peu profonde, renouvelée souvent : voir bain pour oiseaux.
- Tenir le chat à distance en mai-juin, quand les jeunes sont au sol.
Comme la plupart des oiseaux sauvages en France, le rouge-gorge est protégé : on ne détruit ni son nid, ni ses œufs, ni ses oisillons. Un nid dans une cabane de jardin ou un pot reste en place jusqu'à l'envol.
Questions fréquentes
Que mange le rouge-gorge ?
Des vers, des larves, des araignées et des petits coléoptères, puis des baies et des petits fruits quand les insectes se raréfient. À la mangeoire : vers de farine, graisse émiettée, flocons d'avoine, raisins secs. Pas de pain, pas d'aliments salés.
Comment reconnaître un rouge-gorge femelle ?
À l'œil nu, c'est impossible : mâle et femelle ont le même plastron orange. Seul le jeune, brun moucheté et sans orange, se distingue.
Quelle est la taille du rouge-gorge ?
Environ 14 cm pour 16 à 22 g, avec 20 à 22 cm d'envergure. Il paraît rond parce qu'il gonfle ses plumes par temps froid.
Comment dit-on rouge-gorge en anglais ?
European Robin, de nom scientifique Erithacus rubecula. Le robin américain est un autre oiseau : un merle d'Amérique du Nord, plus grand, au ventre roux.
Où niche le rouge-gorge ?
Au sol ou près du sol : talus, tas de bois, lierre, cabane. Une boîte semi-ouverte posée à 1 ou 2 m, cachée dans une haie dense, peut l'accueillir. La ponte compte 4 à 7 œufs.
Le rouge-gorge chante-t-il en hiver ?
Oui. Mâle et femelle chantent pour défendre leur territoire d'hiver, surtout à l'aube et au crépuscule, parfois la nuit près des lampadaires.
Voit-on le rouge-gorge à Paris et en ville ?
Oui, dans les parcs, les cimetières et les jardins des grandes villes, Paris compris. Lierre, feuilles mortes et buissons lui suffisent.
À explorer ensuite : Mésange bleueDurée de vie du rouge-gorge