- 46 à 50 cm et 150 à 250 g environ : noir et blanc, reflets bleu-vert sur les ailes et la queue.
- Sédentaire : les jeunes se dispersent de 20 à 30 km au plus, la pie du jardin y reste.
- Nid en dôme de branches, ponte de 4 à 9 œufs, envol 25 à 29 jours après l'éclosion. Pas de nichoir possible.
- Elle mange de tout, œufs et oisillons compris, mais son effet sur les petits passereaux n'est pas démontré.
- Non protégée au niveau national ; classement « susceptible d'occasionner des dégâts » variable selon les départements.
- Taille
- 46 à 50 cm queue comprise, envergure d'environ 55 à 60 cm
- Poids
- 150 à 250 g environ
- Présence en France
- Sédentaire toute l'année, jeunes dispersés de 20 à 30 km au plus
- Régime
- Omnivore : insectes, vers, petits vertébrés, œufs et oisillons, graines, fruits, animaux morts
- Aliments en mangeoire
- Peu intéressée par les graines suspendues ; sur plateau ou au sol : cacahuètes en coque, graisse, restes
- Nichoir
- Aucun nichoir adapté : grand nid en dôme de branches, en haut d'un arbre, souvent vers 10 m
- Statut de protection
- Non protégée au niveau national ; classement « susceptible d'occasionner des dégâts » variable selon les départements
- Longévité
- Quelques années en moyenne dans la nature, record d'environ 15 ans
Reconnaître la pie bavarde
- Ventre et épaules blancs, reste du corps noir.
- Reflets métalliques vert et bleu sur les ailes et la queue, visibles en plein soleil.
- Queue longue et étagée, bien plus longue que celle d'une corneille.
- En vol, grande tache blanche sur l'aile et battements rapides.
- Au sol, démarche sautillante, queue relevée.
Mâle et femelle sont identiques, et les jeunes ont la queue plus courte. La corneille noire est entièrement noire : voir corbeau ou corneille.
Ce que mange la pie bavarde
Omnivore et opportuniste, elle fouille l'herbe, les pelouses et les bords de route. Elle enterre parfois des aliments pour plus tard.
| Période | Au menu | À retenir |
|---|---|---|
| Printemps et été | Insectes, vers, œufs et oisillons d'autres oiseaux | Les nids ouverts des haies et buissons sont les plus exposés |
| Automne | Fruits, graines, noix, insectes | Elle profite des fruits tombés sous les arbres |
| Hiver | Restes, graines, animaux morts sur les routes | Les restes de repas laissés à l'air libre l'attirent |
Pie bavarde dangereuse ? Ce que montrent les faits
Pour l'humain, aucun danger : près de son nid, elle proteste bruyamment, sans plus. Pour les petits oiseaux, elle prélève des œufs et des oisillons, surtout dans les nids ouverts de haies et de buissons.
On n'a pourtant pas démontré que ce prélèvement fasse décliner les petits passereaux. La disparition des haies et des insectes est une cause de déclin bien mieux établie.
- Haie dense et épineuse : les nids y sont mieux cachés.
- Boîte fermée à trou de 28 ou 32 mm : une pie ne passe pas.
- Pas de restes de repas à l'air libre pendant la saison de nidification.
Nid de la pie : un dôme, pas un nichoir
Le nid est une grosse boule de branches coiffée d'un dôme épineux, avec une entrée sur le côté et une coupe de boue garnie de radicelles à l'intérieur. Il se place en haut d'un arbre, souvent vers 10 m, parfois dans une haute haie.
- Ponte : 4 à 9 œufs.
- Couvaison : 16 à 21 jours.
- Envol : 25 à 29 jours après l'éclosion.
- Le même nid sert souvent d'une année sur l'autre, retapé au printemps.
Un vieux nid de pie est volontiers réutilisé par le faucon crécerelle ou le hibou moyen-duc, deux espèces protégées. Mieux vaut attendre la fin de l'été et vérifier qu'aucun nid n'est occupé avant de tailler.
Voix et comportement
Son cri est une crécelle sèche, du type « tchak-tchak-tchak », lancée en série quand un chat, un rapace ou un intrus s'approche.
- Un couple reste uni toute l'année sur le même secteur ; le détail des dortoirs d'hiver est dans les pies migrent-elles.
- Elle se tient souvent en vue, sur un toit, un fil ou un faîte d'arbre.
- Dans le folklore européen, elle porte chance ou malheur selon la région et le nombre d'oiseaux croisés.
Une expérience menée à l'université d'Exeter en 2014 a montré que les pies évitent plutôt les objets brillants : sur 64 essais, elles n'en ont touché un que deux fois, et l'ont aussitôt lâché. Les auteurs y voient de la méfiance envers tout objet nouveau.
À la mangeoire : faut-il la nourrir ?
Une mangeoire à graines suspendue l'intéresse peu. Un plateau ouvert garni de cacahuètes en coque, de graisse ou de restes l'attire beaucoup plus.
- Choisir une mangeoire pour oiseaux à cage grillagée : mésanges et pinsons passent, pas une pie.
- Servir de petites quantités le matin plutôt qu'un plateau plein toute la journée.
- Fermer le composteur et ranger les restes de repas pris dehors.
Statut de la pie bavarde en France
Elle ne figure pas parmi les espèces protégées au niveau national. Dans certains départements, elle est classée « susceptible d'occasionner des dégâts », avec des règles qui varient selon le lieu et les années.
Qui peut intervenir, quand et comment dépend de la réglementation locale. Avant toute action, se renseigner en mairie ou à la direction départementale des territoires (DDT). Un nid de pie peut déjà être réoccupé par une espèce protégée : une intervention ne s'improvise pas.
Questions fréquentes
Une pie bavarde est-elle dangereuse ?
Pour l'humain, non : elle crie près de son nid sans danger réel pour un adulte. Pour les petits oiseaux, elle prélève des œufs et des oisillons, surtout dans les nids ouverts, sans que cela soit démontré comme cause de déclin.
Que signifie la pie bavarde ?
C'est une affaire de folklore, pas d'ornithologie. Dans plusieurs régions d'Europe, elle annonce la chance ou le malheur selon le contexte. Pour la science, c'est un corvidé sédentaire et omnivore.
Comment dit-on pie bavarde en anglais ?
Eurasian Magpie, ou Common Magpie. Le nom scientifique est Pica pica.
Comment dit-on pie bavarde en arabe ?
Le mot est « عقعق » (ʿaqʿaq), formé d'après son cri. Il désigne la pie, un oiseau noir et blanc à longue queue, de la famille des corbeaux.
Quel est le chant de la pie bavarde ?
Elle n'a pas de chant mélodieux : son cri est une crécelle sèche, « tchak-tchak-tchak », lancée en série quand un intrus approche. Le cri sert surtout à signaler un danger et à marquer le territoire.
Où la pie bavarde fait-elle son nid ?
En haut d'un arbre, souvent vers 10 m, parfois dans une haute haie. C'est une boule de branches coiffée d'un dôme épineux. La ponte compte 4 à 9 œufs, la couvaison dure 16 à 21 jours.
À explorer ensuite : Les pies migrent-elles ?