- 14 cm et 16 à 21 g : nettement plus grosse que la mésange bleue, qui mesure environ 11 cm.
- Mâle : bande ventrale large et bien noire. Femelle : bande plus étroite et irrégulière.
- Nichoir : trou de 32 mm, boîte posée entre 2 et 5 m, ouverture vers le sud-est ou l'est.
- Mangeoire : tournesol, cacahuètes non salées, graisse. Jamais de pain ni d'aliment salé.
- Espèce protégée en France : on ne touche ni aux nids ni aux oisillons.
- Taille
- Environ 14 cm de long, envergure de 22 à 26 cm
- Poids
- 16 à 21 g
- Présence en France
- Sédentaire toute l'année, avec des déplacements d'hiver vers les jardins et les villages
- Régime
- Omnivore : chenilles, insectes et araignées au printemps, graines et fruits à l'automne et en hiver
- Aliments en mangeoire
- Tournesol, cacahuètes non salées, graisse, noix et noisettes concassées
- Nichoir
- Boîte fermée, trou de 32 mm, plancher de 12 à 14 cm de côté, posée entre 2 et 5 m
- Statut de protection
- Espèce d'oiseau sauvage protégée en France
- Longévité
- 2 à 3 ans en moyenne dans la nature, jusqu'à une quinzaine d'années pour les records
Reconnaître la mésange charbonnière
Trois repères suffisent : une calotte et une cravate noires et brillantes, des joues blanches bien nettes, un ventre jaune coupé en deux par une bande noire. Le dos est vert olive, les ailes et la queue gris bleu, avec une fine barre blanche sur l'aile.
| Oiseau | Bande ventrale | Couleurs |
|---|---|---|
| Mâle adulte | Large, très noire, bien dessinée | Vives, noir profond |
| Femelle adulte | Plus étroite et plus irrégulière | Un peu plus ternes |
| Jeune de l'année | Étroite, d'un noir terne | Joues jaunâtres, tons pâles |
Les jeunes quittent le nid vers trois semaines, ébouriffés et bruyants, puis restent près des parents qui les nourrissent encore. Un oisillon qui piaille dans un buisson n'est pas forcément perdu.
Charbonnière ou bleue : ne pas les confondre
| Critère | Charbonnière | Bleue |
|---|---|---|
| Longueur | Environ 14 cm | Environ 11 cm |
| Calotte | Noire | Bleue |
| Ventre | Jaune, large bande noire au centre | Jaune, sans large bande noire |
| Trou de nichoir | 32 mm | 28 mm |
Aux perchoirs de la mangeoire, la plus grosse prend souvent le dessus. En hiver, les deux se retrouvent dans les mêmes bandes mixtes, avec sittelles et grimpereaux. La fiche de la mésange bleue détaille ses propres repères.
Ce que mange la mésange charbonnière
Au printemps, elle chasse dans le feuillage : chenilles, araignées, petits insectes. Les chenilles forment une bonne part du menu des poussins, ce qui rend le jardin sans insecticide bien plus accueillant.
- Printemps et été : chenilles, pucerons, araignées, petits coléoptères.
- Automne : faines, noisettes, graines d'arbres, baies.
- Hiver : graines riches en huile, graisse, insectes cachés sous l'écorce.
Elle tient une graine entre les pattes, sur une branche, et la martèle du bec pour l'ouvrir. Elle ne s'attarde donc pas à la mangeoire : un aller-retour, une graine, puis elle repart la décortiquer à l'abri.
À la mangeoire : quoi mettre, quoi éviter
- Graines de tournesol noires, l'aliment le plus pris : voir les graines de tournesol pour oiseaux.
- Cacahuètes non salées, en distributeur grillagé pour qu'aucun gros morceau ne parte vers les poussins au printemps.
- Boules de graisse sans filet plastique, surtout de l'automne à la fin de l'hiver.
- Noix et noisettes concassées, non salées.
Pain, aliments salés, restes cuisinés, lait. Le sel et les graisses cuites sont dangereux pour un oiseau de 20 g.
Nichoir pour mésange charbonnière : trou de 32 mm
Elle niche dans un trou d'arbre, une cavité de mur ou une boîte fermée. Le diamètre fait le tri : à 32 mm elle entre, à 28 mm la boîte reste réservée aux petites mésanges. Le détail est dans l'article sur le diamètre du trou d'un nichoir.
- Trou de 32 mm, sans perchoir devant (il facilite le travail des prédateurs).
- Plancher de 12 à 14 cm de côté, trou à 15 cm au moins du fond pour que les poussins ne tombent pas.
- Pose entre 2 et 5 m, ouverture au sud-est ou à l'est, boîte légèrement inclinée vers l'avant.
- Emplacement hors de portée des chats, abrité des vents dominants et du plein soleil.
- Bois épais non traité, toit qui déborde.
La charbonnière repère ses sites dès la fin de l'hiver et dort parfois dans une boîte par grand froid. Les dates précises sont dans quand installer un nichoir.
Reproduction : de la mousse à l'envol
- Construction : la femelle bâtit un nid de mousse garni de poils et de plumes, à partir de mars-avril selon la région.
- Ponte : 5 à 12 œufs en général, à raison d'un par jour.
- Incubation : 13 à 14 jours, assurée par la femelle.
- Au nid : environ 3 semaines, avec les deux parents au ravitaillement.
- Couvées : une ou deux par an selon l'année et le secteur.
Après l'envol, les jeunes dépendent encore des adultes pendant environ trois semaines. Ouvrir un nichoir occupé est à proscrire : une femelle dérangée peut abandonner la couvée.
Voix et comportement
Le chant tient en deux ou trois notes répétées, souvent rendu par « ti-ta ti-ta ». Le mâle le lance dès la fin de l'hiver, bien avant la ponte. Les cris de contact et d'alarme sont plus brefs et plus secs.
- En hiver, elle circule en bandes mixtes avec d'autres mésanges et des sittelles.
- Au printemps, le couple défend son secteur : les disputes à la mangeoire deviennent fréquentes.
- Très adaptable, elle s'installe aussi dans un trou de mur, une boîte aux lettres ou un tuyau.
Une espèce protégée
Comme la plupart des oiseaux sauvages en France, elle bénéficie d'une protection : capture, destruction des nids, des œufs et des oisillons sont interdites.
On ne déplace pas un nid occupé et on ne ramasse pas un oisillon sans raison. En cas de doute sur un oiseau blessé, contacter un centre de soins pour la faune sauvage.
Accueillir la mésange au jardin
- Garder du lierre, une haie mêlant plusieurs essences et un arbre à écorce rugueuse : les insectes y restent toute l'année.
- Renoncer aux insecticides : sans chenilles, pas de nichée.
- Laisser une eau propre en permanence et la renouveler souvent.
- Nettoyer la boîte en septembre-octobre, jamais pendant la nidification.
- Placer la mangeoire à environ 2 m du sol, loin des buissons où un chat peut se cacher.
Questions fréquentes
Que mange une mésange charbonnière ?
Au printemps, surtout des chenilles, des insectes et des araignées. En hiver, des graines riches en huile comme le tournesol, de la graisse et des fruits à coque non salés. Pain et aliments salés sont à proscrire.
Comment distinguer une mésange charbonnière mâle et femelle ?
Regarder la bande noire du ventre : large, régulière et très noire chez le mâle, plus étroite et plus irrégulière chez la femelle. Les couleurs de la femelle sont aussi un peu plus ternes. Le critère devient fiable chez un adulte, pas chez un jeune.
Quelle différence entre la mésange charbonnière et la mésange bleue ?
La charbonnière mesure environ 14 cm, a la calotte noire et une large bande noire sur le ventre. La bleue fait environ 11 cm, porte une calotte bleue et n'a pas cette bande. Le trou de nichoir est de 32 mm pour l'une, 28 mm pour l'autre.
À quoi ressemble une mésange charbonnière jeune ?
Elle a des joues jaunâtres, un noir terne et une bande ventrale étroite. Au sortir du nid, elle est ébouriffée et piaille près de ses parents pendant environ trois semaines, ce qui ne signifie pas qu'elle est abandonnée.
Comment dit-on mésange charbonnière en anglais ?
Great Tit. Le nom scientifique de l'espèce est Parus major, utilisé dans tous les guides d'identification, quelle que soit la langue.
Quel est le cri de la mésange charbonnière ?
Le chant se compose de deux ou trois notes répétées, qu'on rend souvent par « ti-ta ti-ta ». Le mâle chante dès la fin de l'hiver. Les cris de contact et d'alarme sont plus courts et plus secs.
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